Nazir
Daf 47a
הלכה: מָנֵי מַתְנִיתָא. רִבִּי נְחֶמְיָה פּוֹטֵר וַחֲכָמִים מְחַייְבִין שֶׁרַגְלַיִים לַדָּבָר. רַבָּנִין אָֽמְרִין. שְׁנֵי עוֹמָדִין רָבִים עַל עוֹמֶד אֶחָד. רִבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר. עוֹמֶד הָעֶמְצָעִי רָבָה עַל שְׁנֵיהֶם. מַה טַעֲמָא דְּרִבִּי נְחֶמְיָה. אִם יָקוּם וְהִתְהַלֵּךְ בַּחוּץ עַל מִשְׁעַנְתּוֹ וְנִקָּה הַמַּכֶּה. וְכִי עָלַת עַל דַּעְתָּךְ שֶׁיְּהֵא זֶה מְהַלֵּךְ בַּשּׁוּק וַהֲלָהּ נֶהֱרַג עַל יָדָיו. אֶלָּא אֲפִילוּ מֵת מַחְמַת עֲמָדָה רִאשׁוֹנָה פָּטוּר. מַה טַעֲמוֹן דְּרַבָּנִין. וְלֹא יָמוּת וְנָפַל לַמִּשְׁכָּב. וְכִי אֵין אָנוּ יוֹדְעִין שֶׁאִם אֵינוֹ מֵת שֶׁהוּא נוֹפֵל לַמִּשְׁכָּב. אֶלָּא בְּשֶׁעֲמָדוּהוּ לְמִיתָה. אִם בְּשֶׁעֲמָדוּהוּ לְמִיתָה הָדָא הִיא דִּכְתִיב אִם יָקוּם וְהִתְהַלֵּךְ בַּחוּץ עַל מִשְׁעַנְתּוֹ. הָא אִם לֹא קָם חַייָב. אֶלָּא בְּשֶׁלֹּא 47a עֲמָדוּהוּ לְמִיתָה. אִם בְּשֶׁלֹּא עֲמָדוּהוּ לְמִיתָה הָדָא הִיא דִּכְתִיב רַק שִׁבְתּוֹ יִתֵּן. רִבִּי אִילָא בְשֵׁם רִבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ. חִידּוּשׁ מִקְרָא הוּא שֶׁיִּתֵּן. רִבִּי אַבָּהוּ בְשֵׁם רִבִּי יוֹסֵי בֵּירִבִּי חֲנִינָה. עֹמֶד שֶׁלְּטָעוּת הָיָה. מַה נְפַק מִבֵּינֵיהוֹן. הֵקַל מִמַּה שֶׁהָיָה. מָאן דְּאָמַר. חִידּוּשׁ מִקְרָא הוּא שֶׁיִּתֵּן. אִם נָתַן נָתַן. לֹא נָתַן מִקְרָא שֶׁיִּתֵּן. מַתְנִיתָא מְסַייעָא לְדֵין וּמַתְנִיתָא מְסַייעָא לְדֵין. מַתְנִיתָא מְסַייעָא לְרִבִּי יוֹסֵי בֶּן חֲנִינָה. עֲמָדוּהוּ לְמִיתָה וְחָיָה. מֵאֵימָתַי נוֹתְנִין לוֹ. מִשָּׁעָה שֶׁיָּקֵל. מָאן דְּאָמַר. עוֹמֶד שֶׁלְּטָעוּת הָיָה. לֹא נָתַן אֵין אוֹמְרִין לוֹ שֶׁיִּתֵּן. נָתַן מָהוּ שֶׁיִּטּוֹל. מְסַייְעָא לֵיהּ לְרִבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ. אֲמָדוּהוּ לְחַייִם וָמֵת. מֵאֵימָתַי נוֹתְנִין לוֹ. מִשָּׁעָה שֶׁיַּכְבִּיד. אָמַר רִבִּי יוֹסֵי. לֵית כָּאן מִשָּׁעָה שֶׁיַּכְבִּיד אֶלָּא מִשָּׁעָה שֶׁיָּקֵל.
Traduction
Comme il est écrit (Lv 13, 3): Il (le cohen) le déclarera impur, il déclarera impur celui qui l’est avec certitude, non celui qui est dans le doute (lequel reste dans la présomption de pureté). Mais ''une fois que quelqu’un a été convaincu d’impureté'', il reste dans l’état impur jusqu’à ce que l’on ait la conviction contraire, car il est dit (ibid. 6): puis il déclarera pur etc., il constatera un tel état lorsqu’il sera certain, non en cas de doute. Quant au gonorrhéen, il reste dans la présomption de pureté, jusqu’à la conviction d’impureté (en dépit des sept procédés d’examen). Il est écrit (Lv 15, 33): Pour la femme menstruée qui souffre de son flux, et pour le gonorrhéen dont l’écoulement se prolonge; on établit une analogie entre ces deux cas, et comme la menstruée communique l’impureté même lorsqu’elle est en ce cas par suite d’une violence, de même le gonorrhéen propage l’impureté lorsqu’il est en cet état par suite d’une violence. S’il en est ainsi, on devra admettre la propagation d’impureté, même après avoir vu un premier écoulement? Il faut pourtant, répond R. Zeira, qu’il y ait parité avec l’état de la menstruée (après plusieurs constatations, il y a impureté effective au point de vue de la propagation). Par ''violence'', dit R. Eléazar, on entend celle qui a réellement eu lieu (non pas douteuse). Par ''doute'', on entend le doute entre l’écoulement prolongé et le simple accident. Quant au ''semen'', ne rend-il pas impur en tout cas (sans conviction préalable)? C’est vrai, et l’on a seulement voulu dire que l’on ne fait plus dépendre d’une périodicité fixe la propagation d’impureté par écoulement (lorsqu’il y a eu conviction). Voici comment il faut rectifier les avis de la Mishna (§ 5, au sujet de l’homicide): ''Selon R. Néhémie, cet homme n’est pas condamnable; selon les autres sages, il l’est, car le fait reste sur pied (310)Cette incidente se réfère, non à l'avis de R. (Ne mais à l'avis contraire des autres sages qui condamnent ce meurtrier. Cf. J., (Sanhedrin 9, 3) ( 27a).''. Le motif de chaque avis est exposé comme suit: les sages pensent que deux suppositions (lorsque la première et la dernière fois on a tenu le blessé pour frappé à mort) l’emportent sur l’une (l’intermédiaire, par laquelle on a cru le blessé rétabli); R. Néhémie au contraire admet que la supposition intermédiaire l’emporte sur les deux autres. R. Néhémie base son opinion sur ce qu’il est dit (Ex 21, 19): S’il se lève et peut marcher au-dehors, appuyé sur son bâton, celui qui a frappé sera libéré, etc.; or il n’a pu venir à l’idée de personne que, dès l’instant où le blessé peut sortir, celui qui l’a frappé soit passible de la peine de mort, et l’on a voulu dire que si même le blessé, un moment remis, finit par mourir de sa première blessure, celui qui l’a frappé échappe à la condamnation. Les autres sages basent leur opinion sur l’explication d’un passage du même chapitre (ibid. 10), où il est dit: s’il ne meurt pas, ou qu’il soit forcé de s’aliter; or, l’une de ces expressions est superflue, et l’on sait bien que si le blessé n’est pas mort, il restera couché pour se guérir; mais l’on a voulu viser le cas où l’on a supposé d’abord que le blessé n’en mourrait pas. Mais alors, pourquoi est-il dit auparavant: ''si le blessé se lève et peut sortir, appuyé sur la béquille, celui qui l’a frappé sera libéré''? N’en résulte-t-il pas que si le blessé ne se relève plus, le meurtrier sera condamné, ce qui est contraire à la règle de ne plus condamner celui qui est libéré pour le même fait? Il faut donc comprendre les deux déductions diverses dans le même verset, l’estimation du blessé comme devant mourir, ou comme devant guérir: Si après l’estimation du blessé comme devant mourir, il se remet, puis retombe malade et meurt, le meurtrier sera condamné; lorsqu’au contraire on a supposé que le blessé ne mourrait pas, de sorte que le meurtrier a été seulement condamné à payer au blessé ''le dédommagement pour incapacité de travail'', le meurtrier est tenu pour définitivement libéré, lors même que le blessé viendrait à mourir ensuite. Mais, si l’on peut aussi expliquer ce verset dans l’hypothèse que le blessé mourra, comme peut-il être question de ''payer au blessé un dédommagement pour incapacité de travail'' (pénalité non prévue en cas de décès)? R. Ila répond au nom de R. Simon b. Lakish: c’est précisément une déduction nouvelle tirée de ce verset que le meurtrier devra payer un dédommagement, bien que le coupable n’ait pas été jugé sous ce rapport. Abahou dit au nom de R. Yossé b. Hanina: on suppose rétroactivement qu’il y a eu une appréciation erronée (voilà pourquoi on l’estime condamné déjà à payer l’amende). Y a-t-il une différence pratique entre ces deux explication s? Il y en a une a cas où l’état du blessé s’est amélioré par rapport à ce qu’il était d’abord: d’après le premier avis, disant que, par déduction nouvelle tirée de ce verset, le coupable devra payer un dédommagement, il est évident qu’en cas de remise faite du paiement, il est valable; mais si le coupable n’a pas encore payé avant l’aggravation, puis le blessé meurt, sera-t-il dispensé de payer en raison de la condamnation à la peine capitale, ou restera-t-il en l’état d’allégement primitif, condamné aussi à payer? D’après l’autre explication, disant que l’on suppose une estimation rétroactivement erronée, on raisonne à l’inverse, et il est évident au contraire que si le coupable n’a rien payé avant le décès du blessé, il ne payera rien, car certes la supposition première, d’avoir frappé mortellement, se réalise, sans erreur; mais si l’homme qui a frappé avait déjà payé, devra-t-il lors du décès reprendre le payement auquel il n’a pas été contraint, ou devra-t-il le laisser? Il y a un enseignement à l’appui de la première opinion, et un autre enseignement confirme la seconde opinion (311)V. B., Sanhedrin 78b et 79a.. L’enseignement qui sert d’appui à l’avis de R. Yossé b. Hanina dit ceci: Si le blessé a été estimé avoir été frappé mortellement, et pourtant il survit, puis il meurt, il est évident que le payement est seulement dû lorsque l’état du blessé s’améliore (mais si la remise n’a pas été effectuée, elle ne sera pas due finalement, puisque la supposition d’amélioration n’était pas définitive). D’autre part, l’enseignement qui sert d’appui à l’avis de R. Simon b. Lakish, s’exprime ainsi: Si l’on a estimé le blessé comme devant vivre et il meurt, le meurtrier devra payer aussi ce dédommagement, lors même de l’aggravation (le payement est toujours dû, puisqu’il est prescrit par la Bible). -Non, dit R. Yossé, il faut rectifier ce dernier texte et le lire ainsi: le paiement est dû, non à partir du moment où l’état du blessé s’aggrave, mais lorsqu’il s’améliore (donc on ne conclut rien de là).
Pnei Moshe non traduit
גמ' כיני מתני' רבי נחמיה פוטר וחכמים מחייבין שרגלים לדבר. כלומר דהש''ס מפרש לא תימא שרגלים לדבר אדברי ר''נ קאי אלא אדברי חכמים שמחייבין לפי שרגלים לדבר שמחמת המכה מת שהרי אמדוהו למיתה בתחלה:
רבנין אמרין. ומפרש טעמייהו דרבנן סברי שני עומדין כמו אומדין רבים על אומד אחד שהרי מתחילה אמדוהו למיתה ועכשיו נמי הרי אנו רואין שהכביד ומת מחמת המכה והולכין אנו אחר אלו שני אומדין ואין משגיחין על מה שהקל ממה שהיה:
עומד האמצעי. זהו אומד השני שראו שהקל רבה הוא על שני האומדין דכיון שהקל אין תולין שמת לאחר מיכן מחמת המכה:
אלא אפילו מת מחמת עמידה ראשונה פטור. כלומר דהכי מפרשינן לקרא אם יקום והתהלך בחוץ אחר שאמדוהו למיתה ונקה המכה לעולם ואפילו הכביד אח''כ ומת כמו שאמדוהו בתחלה למיתה מחמת מכה זו פטור. מה טעמון דרבנין. שפיר קאמר רבי נחמיה:
ולא ימות ונפל למשכב. כתיב וכי אין אנו יודעין שאם אינו מת שהוא נופל למשכב כלומר דכפל לשון הוא ולא הוי ליה למיכתב אלא ונפל למשכב או ולא ימות לחוד:
אלא בשלא אמדוהו למיתה. והכי משמע קרא שאמדוהו בתחלה שלא ימות:
אם בשלא אמדוהו למיתה. קשיא הה''ד אם יקום וגו' ונקה המכה ומשמע הא אם לא קם חייב ואמאי הרי לא אמדוהו למיתה ויצא זה זכאי מפי ב''ד ושוב אין מחייבין אותו:
אלא בשאמדוהו למיתה. הא כיצד אלא על כרחך תרווייהו צריכי ומשתמעי בהאי קרא חד לאמדוהו למיתה וחד ללא אמדוהו למיתה והכי דרשינן אמדוהו למיתה ואח''כ יקום והתהלך בחוץ ולא מת ונקה המכה רק שבתו יתן אבל אם הכביד ומת לאחר מכאן חייב מיתה. וחד ללא אמדוהו למיתה והכי משמע ולא ימות שאם אמדוהו שלא ימות אפילו מת לאחר מכאן רק שבתו יתן מפני שכבר יצא מפי ב''ד זכאי:
ופריך אם בשאמדוהו למיתה. מוקמית להאי קרא דאם יקום הדא הוא דכתיב רק שבתו יתן ואמאי הא אפילו לא מת אינו מתחייב בממון שהרי לא אמדוהו לממון כלל:
חידוש מקרא הוא שיתן. גזירת הכתוב הוא שיתן אף על פי שלא אמדוהו לממון:
עמד של טעות היה. היינו טעמא דנותן ממין דאגלאי מילתא למפרע שאומד שאמדוהו למיתה בטעות היה שהרי חיה והוי כאלו מתחלה אמדוהו לממון:
מה נפק מביניהון. מבין הני טעמי:
הקל ממה שהיה והכביד ומת. איכא בינייהו דלמ''ד גזירת הכתוב הוא שיתן אם נתן נתן כלומר בהא פשיטא לן שאם נתן קודם שהכביד הרי כבר נתן דגזירת הכתוב הוא דמשהקל יתן אע''פ שלא אמדוהו לממון:
לא נתן מהו שיתן. מיהו הא קא מיבעיא לן להאי מ''ד דמגזירת הכתוב הוא נותן קודם שהכביד ועכשיו שהכביד ומת אגלאי מילתא דאומד הראשון למיתה אומד הוא והרי חייב מיתה ופטור מממון או דילמא אע''פ שלא נתן מקודם כבר נתחייב בממון הוא כשהקל בתחלה:
מ''ד. אבל למ''ד דטעמא משום אומד של טעות הוא איפכא הויא שאם לא נתן עד שהכביד ומת ודאי הוא שאין אומרים לו שיתן דהא השתא אגלאי מילתא דאומד הראשון שלא בטעות הוי:
נתן מהו שיטול. והאי הוא דמספקא לן שאע''פ שנתן קודם שהכביד הרי לא נתחייב בממון מגזירת הכתוב אלא משום דהוי מיחשב אומד הראשון אומד בטעות וכיון דאגלאי השתא דאומד גמור הוי וא''כ אפילו כבר נתן יחזור ויטול ממנו שהרי אי אפשר לחייבו מיתה וממון או דילמא הואיל ונתן נתן:
מתניתא מסייע לדין. תניא כוותיה דרבי יוסי ב''ח ותניא כוותיה דר''ל:
עמדוהו למיתה וחיה. ואחר כך הכביד ומת מאימתי ניתנין לו משעה שיקל ושמעינן מינה דפשיטא ליה להאי תנא דדוקא משעה שיקל הוא דנותן לו אבל אם לא נתן עד שעה שהכביד שוב לא יתן וש''מ דלאו מגזירת הכתיב אלא מטעמא דאומד טעות הוא וכרבי יוסי ב''ח:
אמדוהו לחיים. והכביד ומת מאימתי נותנין לו משעה שיכביד כלומר אפילו משעה שהכביד הוא נותן וש''מ דטעמא לאו משום אומד בטעות הוא דא''כ איפכא הוי מיבעי ליה דאגלאי מילתא שאומד הראשון בטעות הוי וחייב מיתה ואינו נותן ממון אלא לאו ש''מ דגזירת הכתוב דלעולם הוא נותן ואפילו הכביד:
א''ר יוסי לית כאן משעה שיכביד. סמי מכאן הא דודאי האי ברייתא משבשתא היא דהא לב''ע בשלא נתן קודם שהכביד לא יתן ואפילו לר''ל מיהת מספקא לן אם נותן הוא עכשיו ולא הוי ליה למינקט בפשיטות נותן משהכביד ועוד שהרי אומד הראשון לחיים היה ונתחייב בממון ולא שייך הכא לומר מאימתי נותנין לו משעה שיכביד אלא תני משעה שיקל דאז הוא נותן ולא תסייע ליה לר''ל מידי:
הִכָּהוּ עַל יָדוֹ וְצָֽמְתָה. אָֽמְרִין אַסָּייָא. אִין מִקְטְעָה הִיא חַייָה הוּא. מָהוּ שֶׁיִּתֵּן דְּמֵי העבד. נִישְׁמְעִינָהּ מִן הָדָא. וְכִי יִנָּצוּ. וְכִי יְרִיבוּן. וַהֲלֹא הִיא מַצּוּת הִיא מְרִיבָה. הִיא מְרִיבָה הִיא מַצּוּת. מַה תַלְמוּד לוֹמַר וְכִי יִנָּצוּ וְכִי יְרִיבוּן. אֶלָּא לִיתֵּן אֶת הַמִּתְכַּוֵּין עַל שֶׁאֵינוֹ מִתְכַּוֵּין וְאֶת שֶׁאֵינוֹ מִתְכַּוֵּין עַל הַמִּתְכַּוֵּין. אִם בְּשֶׁאֵינוֹ מִתְכַּוֵּין הוּא חַייָב כָּל שֶׁכֵּן בַּמִּתְכַּוֵּין. אֶלָּא כֵינִי. הִכָּהוּ עַל יָדוֹ וְצָֽמְתָה. אָֽמְרִין אַסָּייָא. אִין מִקְטְעָה הִיא חַייָה הוּא. מָהוּ שֶׁיִּתֵּן דְּמֵי הַיָּד. כְּמַה דְאַתְּ אָמַר תַּמָּן. חִידּוּשׁ מִקְרָא הוּא שֶׁיִּתֵּן דְּמֵי העבד. וָכָא חִידּוּשׁ מִקְרָא הוּא שֶׁיִּתֵּן דְּמֵי הַיָּד.
Traduction
Lorsque quelqu’un a frappé violemment son prochain sur la main, au point que celle-ci s’est enflée, et que le médecin prescrive de la couper sous peine de danger mortel (de gangrène), celui qui a frappé devra-t-il payer le montant de la valeur estimée pour la main? (Le dispensera-t-on, en raison de ce que l’homme qui a frappé n’a pas eu l’intention de couper la main, ou en est-il responsable comme auteur indirect de la perte d’une main)? On peut conclure la réponse de ce qu’il est dit (ibid. 22): Si deux hommes se querellent et disputent, etc. or, ces deux faits sont exactement semblables, et ils sont pourtant exprimés tour à tour pour dire qu'il y a parité d’état coupable entre celui qui a directement eu la pensée d’accomplir un dommage, et celui qui n’a pas eu une telle pensée directe. Cependant, si même celui qui n’a pas formé un tel projet directement est coupable, celui qui l’a conçu directement ne l’est-il pas à plus forte raison? (Et pourquoi alors en parler)? Voici donc comment il faut rectifier cette règle: Si quelqu’un a eu la main frappée au point qu’elle enfle et que le médecin prescrive de la couper sous peine de danger mortel, l’auteur du mal sera-t-il condamné à payer la valeur de la main? -Oui, par déduction du dernier verset cité (par prescription biblique), l’homme qui a été la cause indirecte de l’avortement d’une femme devra la dédommager; de même ici, la déduction biblique sera étendue au présent cas, et l’auteur indirect de la perte d’une main devra en payer la valeur.
Pnei Moshe non traduit
הכהו על ידו וצמתה. ומסוכן הוא מחמת מכה זו ואמדוהו למיתה ואמרו הרופאים שיש לו תקנה שאם יקטעו לו היד יחיה מהו שיתן דמי היד מי נימא הואיל וזה לא נתכוין לקטוע לידו פטור הוא מלשלם לו דמי היד שדבר זה נולד לו אח''כ ולתקנתו הוא שיחיה ואינו נותן אלא דמי שבתו ורפואתו ונזק וצער כדין החובל דממיתה ג''כ כבר פטור הוא שהרי זה חיה או דלמא מכיון שמחמת מכתו באה לו לזה שנקטע ידו משלם לו ג''כ דמי היד:
נישמעינה מן הדא. ברייתא דדריש כפל המקראות שבפרשה וכי ינצו אנשים ינגפו אשה הרה וגו' וכתיב לעיל וכי יריבון אנשים והכה איש את רעהו וגומר ומה צריך הכתוב להשמיענו בפרשה דוכי ינצוו דהא כבר שמעינן מדלעיל דהיכא שמתחייב מיתה אינו משלם ממון:
אלא ליתן את המתכוון כו'. כלומר דבפרשה דלעיל במתכוין משתעי שנתכוין לזה שהכהו ואשמעינן הכתוב בפרשה דוכי ינצו דאפילו נתכוין לזה והרג לזה חייב שהרי זה לא נתכוין לאשה וכתיב ולא יהיה אסון ענוש יענש הא אם יהיה אסון חייב מיתה:
אם בשאינו מתכוין הוא חייב. וקשיא לן לפי האי דרשא דא''כ ניכתוב קרא בשאינו מתכוין ומכל שכן בנתכוין לזה שהכהו דחייב וכי יריבון למה לי:
אלא כיני הכהו כו'. אלא כן בא הכתוב ללמדינו דלפעמים הוא חייב לשלם ממון אפילו בשאינו מתכוין:
וכמה דאת אמר תמן חידוש מקרא הוא שיתן דמי ולדות והכא נמי כן. כן הגירסא בסוגיא זו בפרק הנשרפין ושם גם כן נשתבשה הגי' במקצת בהאי דקאמר התם מתניתא מסייע כו' ובררתי כאן משתיהן הגירסא הנכונה והישרה:
Nazir
Daf 47b
משנה: נָזִיר הָיָה שְׁמוּאֵל כְּדִבְרֵי רִבִּי נְהוֹרַיי שֶׁנֶּאֱמַר וּמוֹרָה לֹא יַעֲלֶה עַל רֹאשׁוֹ. נֶאֱמַר בְּשִׁמְשׁוֹן מוֹרָה וְנֶאֱמַר בִּשְׁמוּאֵל מוֹרָה 47b מַה מוֹרָה הָאֲמוּרָה בְּשִׁמְשׁוֹן נָזִיר אַף מוֹרָה הָאֲמוּרָה בִּשְׁמוּאֵל נָזִיר. אָמַר רִבִּי יוֹסֵי וַהֲלֹא אֵין מוֹרָה אֶלָּא שֶׁל בָּשָׂר וָדָם. אָמַר לוֹ רִבִּי נְהוֹרַאי וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר וַיֹּאמֶר שְׁמוּאֵל אֵיךְ אֵלֵךְ וְשָׁמַע שָׁאוּל וַהֲרָגָנִי וּכְבָר הָיָה עָלָיו מוֹרָא שֶׁל בָּשָׂר וָדָם.
Traduction
Samuel (le prophète) avait été Nazir, selon l’avis de R. Nehoraï, car il est dit (1S 1, 11): Le rasoir ne devra pas passer sur sa tête. Or, le même terme rasoir est employé aussi bien pour Samson (Jg 13, 5), que pour Samuel; et comme l’un était Nazir, l’autre l’était aussi. -Mais, objecta R. Yossé, le mot Morah (au sujet de Samuel) ne désigne-t-il pas la prévention des humains? Ce sens est inadmissible, lui dit R. Nehoraï, puisqu’il est dit d’autre part (1S 17, 2): Samuel dit: comment puis je aller, car si Saül l’apprend, il me tuera. C’est que déjà il avait la crainte des humains.
Pnei Moshe non traduit
מתני' נזיר היה שמואל. והאומר הריני כשמואל או כבן אלקנה או כמי ששסף לאגג בגלגל הרי זה נזיר לדברי רבי נהוראי וכן הלכה:
מה מורה האמורה בשמשון נזיר. דכתיב כי נזיר אלהים יהיה וגו':
והלא אין מורא אלא של בשר ודם. שלא תהא מרות ואימת אדם עליו:
א''ל רבי נהוראי. אי אפשר לומר כן שהרי כבר נאמר ויאמר איך אלך וגו' וכבר היה עליו מורא של בשר ודם אלא ודאי נזיר קאמר:
הלכה: אָמַר רִבִּי יַנַּאי. כְּתִיב וְכָל הֶהָרִים אֲשֶׁר בַּמַּעְדֵּר יֵעָדֵרוּן לֹא תָבֹא שָׁמָּה יִרְאַת שָׁמִיר וָשָׁיִת. מָה הָדֵין בִּיזְרָא דְּחִיל מִן הָדֵין פַּרְזְלָא. אַף הָדֵין סְעָרָא דְּחִיל מִן הָדֵין פַּרְזְלָא.
Traduction
R. Yanaï conclut (312)Midrash Rabba sur Samuel, ch. 2. de ce qu’il est écrit (Is 7, 26): Toutes les montagnes qui sont sarclées avec un sarcloir (313)Ou mieux: cultivées avec la pioche., puis (ibid. 9, 17): Il n’y surgira pas de crainte des ronces et des épines, que le terme ''crainte'' (ou prévention) n’est pas seulement applicable aux humains. Comme la semence craint le fer (la serpe qui doit un jour couper les produits), de même les cheveux craignent le fer (le rasoir ) (314)''Par conséquent, le mot MORAH (rasoir) a le même sens que IRAH (crainte), parce qu'il fait '''' peur '''' aux cheveux.''.
Pnei Moshe non traduit
גמ' כתיב וכל ההרים וגו' לא תבא שמה יראת שמיר ושית. וכי מה שייך לשון יראה על שמיר ושית אלא על הברזל קאי ולדוגמא הוא:
מה הדין ביזרא. מה הזרע הזה נתיירא הוא מן הברזל שהוא קוצרו אף השער הזה נתיירא היא מן הברזל שהוא מגלחו ומכאן רמז דמורה דקרא על התער קאי שלא יעבור תער על ראשו לגלחו ומסייע ליה לרבי נהוראי דמורה האמור בשמואל נזיר:
סליק פירקא וכולה מסכת דנזיר ברחמי ובסייעתא דשמיא. בריך רחמנא דסייען מריש ועד כען.
Textes partiellement reproduits, avec autorisation, et modifications, depuis les sites de Torat Emet Online et de Sefaria.
Traduction du Tanakh du Rabbinat depuis le site Wiki source